Dans les dispositifs visuels que j’élabore, le paysage entre pour une large part. Mais il est associé à l’architecture qui reste pour moi une préoccupation essentielle, car sans le mur, pas de peinture. Le tableau est une fenêtre, une ouverture et tout se joue dans le passage : passage entre l’architecture et la nature, entre l’artificiel et le naturel. Le monde est un cabinet de curiosités - de l’aile de papillon à un échangeur d’autoroute, de la topiaire d’un jardin de banlieue à des monuments contemporains comme les centrales nucléaires. Il est sûr que je ne suis pas un peintre de paysage au sens strict du terme, mais je me sers d’extraits de paysage, d’éléments qui y sont permanents et pourtant toujours différents : les ronds dans l’eau, les nuages, les ombres...
Représenter le réel par les outils traditionnels de la peinture me semble difficile aujourd’hui où l’on ne peut être que dans la présentation. L’emploi de la photographie et de la construction – occasionnellement de l’installation - me permet de pallier cette difficulté.

Jeux de genre, Extraits d’un entretien avec Sylvain Lecombre, rue d’Arcueil, 22 janvier 1998


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